Art de Longue Vie

Tai Chi Chuan dans le Vexin

Famille Tung

Site de maître TUNG KAI YING

 

Ecole Yang Style Tung

 

 

 

 


 

 

Grand maître TUNG Ying Kié (DONG Ying Jié) (1888 – 1961),

a été pendant 17 ans l’assistant principal de YANG Cheng-Fu, le co-auteur de ses livres.
mais son premier maître, Li Hsiang-Yuan, lui avait enseigné la forme HAO (dite aussi Ouverte et Fermée ou WU)

et il avait appris de YANG Cheng-Fu la forme de CHEN Chang-Hsien.

 

 

 

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Master TUNG Hu Ling

son fils aîné (1917 – 1992)

 lui a succédé, ses frères et sœurs enseignent en Asie,

parmi lesquels Jasmine TUNG (Hong Kong).

 

 

 

Maître Jasmine TUNG

Fille de Master Tung Ying KIÉ et sœur de TUNG Hu Ling

enseignant à Hong Kong avec sa fille. Reconnue 8e Duan de Wushu par la Chinese WuShu Organization depuis janvier 2008.

Décédée en Mars 2009 nous avons une pensée émue pour elle.

 

 

 

 

 

 

Maître TUNG Kai Ying

notre maître actuel

Fils aîné de Hu-ling, a étudié avec son grand- père et avec son père.
Il enseigne régulièrement en Asie, Amérique du Nord, Europe et Australie.

Master Tung vient trois fois par an en France

et dorénavant organise régulièrement un stage près de sa ville natale.

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Maître Tung Chen Wei

 

Fils de Maître Tung Kai Ying

 

 

 

 

 

 

 

 

ANYA MÉOT

A commencé le Tai Chi Chuan en 1975.
Représentante de Master Tung Kai Ying en France
Membre du Conseil Technique Paritaire (CTP) de la FFWaemc.
7ème duan

Interview audio  janvier 2006

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mardi 6 février 2007 par Anya Méot

 TUNG Kai-Ying est né dans le Hebeï, sous le signe du Petit Dragon. Les idéogrammes : Kai, signifiant « succéder, continuer », et Ying, signifiant « valeureux », le prénom donné par son grand-père, « Kai-Ying » peut être interprété dans le sens de « Celui qui succède au Valeureux », ou bien « La Continuité du Valeureux ».

TUNG est le petit fils de TUNG Ying-Jié. Le fils aîné du fils aîné, plus précisément. La famille TUNG représente, avec la famille YANG elle-même, l’une des deux lignées les plus célèbres dans la transmission du style YANG, tout en ayant son originalité propre. Même s’il peut sembler austère de dérouler l’histoire d’une famille, les noms de lieux, les dates, nous souhaitons contribuer, en le faisant, bien sûr, dans la mesure de nos moyens, à une meilleure connaissance de l’histoire du Taïchi Chuan.

Car, comme nous le dit maître TUNG Kai-Ying : « Bien des étudiants ne savent pas quelle forme de Taïchi Chuan ils apprennent et qui est leur professeur ! Le rapport avec la forme change alors, même si les principes semblent respectés… Selon l’optique chinoise traditionnelle, l’authenticité de l’enseignement et son lignage sont importants. L’art n’était d’ailleurs pas enseigné publiquement jusqu’à un peu plus d’un siècle. Les formes étaient préservées par certaines familles. La façon correcte reste donc de connaître le professeur, le professeur du professeur, et tout le lignage ».

Dans le grand village de Xintaï, comté de Renxian, province du Hebeï (ou Hopeï) au nord du Fleuve Jaune, à environ 400 km au sud de Pékin, les Tung tenaient un relai de poste, « Un peu comme dans les westerns ! » précise maître TUNG Kai-Ying en nous faisant visiter les lieux : « On s’y arrêtait pour nourrir les chevaux, se restaurer, et dormir… Chaque famille, de toute façon, à cette époque, cultivait sa terre, cousait ses vêtements et ses chaussures… Tout se faisait au village. » Les cités d’alors étaient closes d’une épaisse enceinte, comme on en voit encore quelques-unes dressées autour de vieux villages enfouis dans la campagne du Hebeï, de couleur ocre, s’ils n’ont pas été détruits pour être reconstruits à la bétonneuse.

Tung (Dong) Ying Jie

Il y eut tout d’abord le grand-père, TUNG Ying-Kiai, dont le nom est transcrit parfois TUNG Ying-Kit d’après le Cantonnais, ou DONG Ying-Jié, selon le Pinyin, plus récent. Il descendait d’une famille paysanne. Ayant déjà entendu parler de la puissance du Taïchi Chuan, et attiré très tôt par l’art du poing, malgré une santé fragile dans son enfance, TUNG Ying-Kiai, très jeune, répondit un jour à un visiteur, ami de la famille, qu’il voulait « devenir artiste martial, améliorer ainsi sa santé et savoir se défendre, puis faire connaître le Taïchi Chuan dans le monde entier ». Le visiteur, LIU Ying-Zhou, très admiratif devant cette détermination, était un expert, un ami de YANG Lao-Zhen. Il enseigna donc à TUNG Ying- Kiai les rudiments et, étant lui-même âgé, il se fit aider par un autre disciple de YANG Lao-Zhen, LI Zeng-Kui.

Un an plus tard, il emmena TUNG à Huining pour rendre visite au maître LI Hsiang-Yuan (Bao-Yui) élève très discret de HAO Wei-Zeng (ou aussi : GUO Wei-Zheng), et étudier le Taï-Chi « Kai He » : un style appelé Dur ou Ouvert et Fermé. Ce style fait partie de l’école WU/HAO, fondée au début du XIXe siècle à Guangfou, canton de Yongnien, par WU Yu-Xiang sur les bases d’une vieille forme de la famille CHEN. La vieille maison de WU est encore visible, très belle, avec ses petits croisillons bruns, ses toits à dragons, même si elle court des risques certains d’abandon… Tous ces comtés, ces cantons, ces grands villages et petites cités, pour la plupart fortifiés, étaient relativement proches les uns des autres, tous situés au Nord du très large Fleuve Jaune, dans le Hebeï. Ils voyaient apparaître les principaux styles de Taïchi, si l’on excepte le style CHEN qui se situait au Sud du Fleuve, dans un village proche de Shaolin, ChangyangTsoun, qui a pris récemment pour nom Chenjagou ! Les grandes routes n’existaient pas encore, avec leurs maïs égrenés pour le séchage sur la chaussée… mais la campagne que nous découvrons est restée toujours très paisible et bucolique malgré toute l’industrie qui s’y développe parallèlement. Avant de le prendre pour disciple, maître LI demanda à TUNG une démonstration, dodelina du chef, puis prit ce nouvel élève pour partenaire et, afin de lui démontrer une application, lui fit mal au bras jusqu’à l’os à l’aide d’un seul doigt, ce qui inspira une grande admiration à sa recrue ! « Dans la vieille Chine, il y avait bien sûr des étudiants réguliers qui venaient simplement chercher une instruction, payaient et s’en allaient. Mais le disciple habitait chez le maître, la relation quotidienne créait un lien entre eux. Le maître était responsable des actions de son élève, s’il n’approuvait pas son comportement, il le réprimandait. Quand le maître devenait vieux, le disciple prenait soin de lui à son tour. Bien sûr, la relation de maître à disciple n’est plus aussi ritualisée mais peut se faire maintenant par le cœur et par l’esprit », nous explique TUNG Kai-Ying son petit fils. Il nous raconte qu’une fois son entraînement terminé, LI renvoya son disciple chez lui, lui proposant de revenir occasionnellement : la santé de Ying-Kiai était devenue excellente, son corps fort, et son talent avait grandement progressé. Ying-Kiai eut dès lors à Xinstaï la visite de bien des artistes martiaux, qui étaient reçus au relais familial. Il se fit beaucoup d’amis, devint célèbre, et toutes les personnes qui avaient un certain talent martial venaient faire échange avec lui de passion et de compréhension. Car maître TUNG cherchait à pénétrer plus profondément cet art de la boxe. Comme il admirait beaucoup la famille YANG qui vivait alors à Pékin, il s’y rendit pour étudier. On chercha d’abord à le décourager, on lui dit que YANG n’enseignait son Kung Fu qu’aux personnes de sa famille. À cela TUNG Ying-Kiai répondit : « La détermination fait bouger le ciel et la terre. Les chevaliers à l’épée, les hommes d’armes des temps anciens traitaient avec égards et grand respect leurs professeurs afin de pouvoir étudier leur art. Il n’est pas impossible d’apprendre si on les traite bien » disait-il. « Je ferai tout mon possible pour apprendre auprès de maître YANG ».

Yang Cheng Fu

YANG Cheng-Fu était le plus grand maître de Taïchi Chuan de l’époque. Il accepta TUNG aussitôt comme disciple à Pékin, puis très vite comme assistant et ami. TUNG pratiquait du matin au soir, assidûment. Quand YANG partait pour le Sud, il demandait toujours à TUNG de l’accompagner. Cela en différentes régions de Chine, où ils étaient invités par les autorités provinciales. Ils avaient ensemble enseigné à Nankin, Shangaï, Hanzhou, Suzhou, et en bien des lieux, historiques ou magnifiques… « Alors qu’il séjournait à Shuzou, à environ trente minutes de Shangaï, LI Hsiang-Yuen son premier professeur, vint le voir et lui proposa de progresser encore, avec un travail interne très compact et une façon spéciale d’utiliser le jing », précise maintenant TUNG Kai-Ying, son petit-fils. YANG et TUNG n’avaient pourtant pas le même âge ! Quinze ans de différence. Ils cosignèrent le dernier livre de YANG : « Applications du Taï Chi Chuan », publié à Shangaï. Leur amitié dura plus de dix-sept ans, jusqu’à la mort de celui qu’on appelait « le vénérable ». TUNG et YANG Sau-Chung (ou Sau-Zhong), le fils aîné de YANG, héritèrent tous deux officiellement du style.

TUNG avait acquis pas mal d’expérience, il resta d’abord un certain temps à Canton, puis il quitta son pays natal pour Hong-Kong après l’éclatement de la guerre Sino Japonaise, en 1937, pour continuer son projet, comme il le faisait déjà avec YANG Chen-Fu : faire découvrir le Taïchi Chuan à toute l’Asie. Depuis Hong-Kong, puis Macao, des filiales furent établies à Singapour, à Kuala Lumpur… En Thaïlande, à Bangkok, il fit, le premier, découvrir la Boxe de l’Ombre. Il existe encore un petit bout de film où l’on aperçoit celui que maintenant les pratiquants du style appellent, familièrement et respectueusement à la fois,« le grand-père », qui, après avoir été accueilli par des colliers de fleurs à sa descente de bateau, présente calmement et souplement le Taïchi, forme à main nue et Tuishou, à l’ouverture d’un grand match de boxe, où l’on cognait dur, sans gants, sans protections, sur un ring entouré d’une foule attentive qui encourageait à tue-tête ses champions ! II sut transmettre la version originale, complète, subtile et martiale à la fois, de la plus pure tradition de l’école YANG et de l’école HAO.

À la recherche de la perfection dans son art, Maître TUNG Ying-Kiai créa, au cours des années, un style qui lui était propre. Souple et stable, enraciné, fort, tout en élasticité. Il proposa différentes méthodes pour appliquer une énergie tenace qui permette de projeter une personne à plusieurs mètres, et neutraliser une attaque très puissante, la rendant ainsi inefficace. Il développa aussi une forme dite « rapide », très pédagogique, et une forme dite « Familiale » avec mouvements rapides et lents. TUNG Ying-Kiai a aussi écrit en 1948 « Le Taï Chi Chuan expliqué » et un livre sur les applications martiales de la forme Yang. Il écrivait en 1949 ces mots toujours d’actualité : « La pratique du Taïchi Chuan peut être à la fois un exercice et de la self-défense, mais la plupart des pratiquants n’en connaissent que la surface. Ils ne cherchent pas à savoir ce qu’il y a de plus profond… Ce n’est pas à ceux qui sont insuffisamment entraînés ou inexpérimentés de dire que le Taïchi Chuan n’est pas un art martial ! ». L’art martial de TUNG Ying-Kiai était tout en souplesse, rondeur et douceur, et en même temps, plein d’intelligence, de force enracinée et de vivacité.

À sa mort, à Hong-Kong, 25 ans après son ami YANG Chen-Fu avec lequel il avait passé 17 années, lui succédèrent son fils aîné, Hu-Ling, et son petit-fils aîné, fils de son aîné, Kai-Ying, notre maître actuel, tous deux maîtres compétents et talentueux. Il les avait entraînés depuis leur enfance, eux l’avaient suivi et assisté dans ses voyages. Son fils aîné, aîné de six enfants, TUNG Hu-Ling (Hu : tigre, Ling : montagne) était né en Chine en 1918. L’on raconte qu’il pratiqua pendant huit ans la Forme avant d’apprendre le Tuishou. Et ce n’est que deux ans plus tard qu’il put commencer à étudier ce qui devint son arme favorite, l’épée. À Paris, où il vivait depuis une trentaine d’années, nous avons rencontré un de ses anciens élèves, grand et solide vieillard chinois, plus que surpris en voyant, lors d’une rencontre fédérale de la FTCCG en 1990, les pratiquants du style TUNG faisant démonstration de différents enchaînements d’armes, de formes rapides et lentes, des milieu et sanshous : « De mon temps, on ne montrait même pas l’enchaînement Yang de base en public… et j’ai tenu jusqu’à maintenant mon engagement de ne rien montrer ! On n’apprenait une arme qu’après dix ans de pratique de la forme, et on ne la choisissait pas, c’était le maître qui choisissait » dit-il à TUNG Kai-Ying quand il vint le rencontrer. Cela nous permit d’évoquer des méthodes d’enseignement, pas si anciennes, et de tonifier notre goût pour la patience nécessaire à un véritable apprentissage.

Tung (Dong) Hu Ling

TUNG Hu-Ling avait étudié jeune, non seulement avec son père mais avec YANG Chen      Fu. Il a enseigné dans le Hebeï, à Guangzhou (Canton), à Shanghaï et dans d’autres villes du continent. En 1947, avec son fils Kai-Ying, il partit rejoindre TUNG Ying-Kiai à Hong-Kong. Ce dernier y avait ouvert un « gymnase TUNG Ying- kit de Taïchi Chuan ». Dans les années 50, la famille TUNG enseignait donc moitié sur l’île même de Hong- Kong, moitié à Kowloon. TUNG Hu-Ling y publia « Applications du Taï Chi Chuan » en 1956. Il est considéré en Chine comme l’un des grands artistes du Taïchi Chuan, et ses textes sont étudiés actuellement par les « majors des arts martiaux » à l’Université d’Éducation Physique de Pékin, la plus importante de Chine. Puis Hu-Ling avait suivi les pas de son père et voyagé pour transmettre à travers l’Asie : Thaïlande, Malaisie, Singapour… Début 1967, un groupe d’élèves d’Honolulu (Hawaï) l’invita, il visita aussi San Francisco et Los Angeles, et y fît des démonstrations. En juillet 1967, Black Belt publia un important article sur lui, et dès 1968, Hawaï devint son port d’attache, jusqu’à sa mort le 29 novembre 1992 à l’âge de 75 ans. Il repartait régulièrement pour enseigner en Asie. Sa sœur, Jasmine TUNG vit. elle, toujours à Hong-Kong, avec son mari, monsieur CHAN. Elle s’y dévoue pour l’art de sa famille ! Et TUNG Jy-Bo son frère, qui ressemble beaucoup physiquement à TUNG Ying-Kiai son père, vit dans son comté natal de Renxian avec sa famille…

Tung (Dong) Kai Ying

À Hong-Kong, après avoir donné des cours, en tant que chef instructeur au gymnase familial, Kai-Ying fut invité en 1962 à enseigner en Malaisie, à Kuala Lumpur et à Singapour. Puis à Bangkok. II vint aussi à Hawaï, en 1969, y enseigna quelques temps aux côtés de son père, puis partit à Los Angeles ouvrir sa propre école, « l’Académie Kai- Ying TUNG de Taï Chi Chuan », devenue, depuis 1971, sa base. Car il vient régulièrement superviser la pratique du style en Asie et en Europe, notamment en France, Italie, Sicile, Danemark, Finlande, Suède, Grèce. Il y a aussi des élèves de son style en Allemagne, Espagne, Russie… Partout, il est tenu en haute estime pour son art, et pour son ardeur inépuisable à dispenser son enseignement. Ses élèves apprécient la cohérence de son style, qui inclut tous les aspects de cette pratique martiale. Outre la forme Yang et la forme Hao, longues, la forme rapide et la forme familiale rapide et lente, le Hu-Ling Taïchi- Gong, Tung transmet de magnifiques Tuishou, Tuilian et Sanshou codifiés en face à face, divers enchaînements de sabre, d’épée, forme avec deux bâtons, et exercices avec perche longue (environ 2 m 80), à ne pas confondre avec la lance, plus légère et plus courte.

Dans son art, dans sa personne, dans son enseignement, maître TUNG Kai-Ying allie le WEN et le WU. Son grand père ne disait-il pas : « Pour WEN, il faut être doux, fluide et calme intérieurement. Pour WU, il faut du courage, de l’élan, et être physiquement fort et enraciné » ? Sa sensibilité apparaît bien lors des cours. Plusieurs de ses élèves ont pu remarquer : « On est parfois surpris par la perspicacité et la précision de son enseignement. Quand il passe près d’un élève content de lui- même, satisfait de son mouvement, et comme s’il avait lu dans ses pensées, maître TUNG pivote et se détourne en regardant attentivement le plafond, ou encore ses lacets… Ou il vient le placer, d’un geste précis, dans une posture plus performante, car… on ne peut jamais tout savoir dans le TAÏCHI CHUAN ! »

En Chine, s’était tenue en septembre 1999, pour terminer le millénaire, une Célébration Internationale réunissant 230 des élèves et enseignants de l’académie de maître TUNG Kai-Ying : Californie, Colorado, Arizona, etc… pour les États-Unis ; et pour l’Europe : Finlande, Danemark, Suède, Italie, Norvège, Irlande, Grèce, France… ainsi que de nombreux pays asiatiques : Singapour, Thaïlande… Stage et démonstrations. Les lieux : Pékin, Shijiazhuang. Xingtaï, Renxian, visite des contrées natales et du berceau de la famille TUNG, voisin du Yongnien, qui fut le berceau du style YANG et du style WU/HAO. Nous nous étions, bien sûr, nous aussi, rendus sur les lieux (pour la troisième fois) dans le but de mieux connaître l’atmosphère de la région, la campagne, la nourriture… et la famille TUNG. Jasmine TUNG CHAN qui était aussi du voyage à Renxian, nous a raconté que son frère Hu-Ling, lui disait que l’enseignement du Taïchi doit à la fois savoir rester traditionnel et s’adapter au monde et aux circonstances. Les TUNG transmettent la tradition du Taïchi Chuan, très complète, avec une aisance et une simplicité rares. TUNG Kai Ying commente : « La pratique d’un art martial ressemble beaucoup à l’étude de la calligraphie. Un calligraphe connu, WANG Shi-Zer, passa tellement d’années à écrire que l’encre de son pinceau pénétra de 3 centimètres sa table en bois dur. L’expression « JU MU SAN FEN » est née de cette histoire. Elle signifie de façon littérale : « pénétrer le bois de 3 centimètres de profondeur ». On l’utilise pour parler d’un élève qui a étudié avec rigueur et a atteint un haut niveau. On dit que pour atteindre ce niveau, il faut de la patience, des camarades appliqués et un professeur ayant une grande connaissance. Son fils, TUNG Chen Weï s’est à son tour mis à l’œuvre. C’est ce JU MU SAN FEN qui façonne véritablement, sur plusieurs générations d’expérience et d’enseignement, ce style, que les pratiquants admirent tant dans cette famille, en rêvant qu’eux aussi feront pénétrer un petit peu d’encre dans leur propre bois dur.

Article paru en janvier 2006 dans la revue « Dragon »

Articles de presse

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Tung une famille de maîtres

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Suggestions de lecture

en Chinois :

  • TUNG Kai Ying (DONG Jie Ying) * Taï Chi Chuan – à paraître enAnglais
  • DONG Ying Kje (TUNG Ying Kiai)* Taï Chi Chuan expliqué (août 1948) Hong-Kong
  • TUNG Fu Ling (ou Dong Hu Ling) Applications du Taï Chi Chuan – Hong Kong.

 

en Anglais :

  • YANG Chen Fu et TUNG Ying Kje « APPLICATIONS DU TAICHI CHUAN »
  • « TAI CHI TOUCHSTONES, YANG FAMILY SECRET TRANSMISSIONS » compiled and translated by Douglas Wile ed Sweet Chi Press, Brooklyn
  • THE ESSENCE & APPLICATIONS OF TAIJIQUAN
    by Yang Chengfu North Atlantic Books Berkeley
    TAI CHI CHUAN TA WEN
    by CHEN Wei-Ming North Atlantic Books Berkeley California (1929-67-85)

en Français :

  • TAI CHI CHUAN La grande ultime action
    par la S.E.D.G.T Livre rouge, éditions Maloine, 1974 épuisé.
  • TAI CHI CHUAN Danse des ondes
    par la S.E.D.G.T Livre bleu (armes), éditions Maloine, 1976 épuisé.
  • TAI JI QUAN, art martial, technique de longue vie
    par Catherine Despeux éditions Guy Trédaniel
  • TAI JI QUAN
    par Jean Gortais éditions Courrier du Livre.
  • L’ART DU TAIJI QUAN
    par Antoine Ly. éditions Le Lierre et le Coudrier.
  • TAI JI QUAN
    par Christian Bernapel & Georges Charles éd Encre
  • ASIE DESTINATION TAIJI
    par J & M Th Liron éd You Feng 1997

 

et surtout les grands textes chinois ou leurs approches :

  • TAO TE KING
    de Lao-Tseu, trad Claude LARRE éd Desclées de Brouwer.
  • OEUVRES COMPLETES
    de Tchouang Tseu, éditions Gallimard, collections connaissance de l’Orient.
  • LE VRAI CLASSIQUE DU VIDE PARFAIT
    de Lie Tseu,éditions Gallimard, collections (Idées Poche).
  • LE TRAITE DE LA FLEUR D’OR DU SUPREME UN
    éditions traditionnelles ou éditions de Médicis.
  • YI KING
    trad.R. Wilhem et E. Perrot éditions de Médicis
  • LE YI JING
    par Pierre Faure et .Cyril Javary ed Albin Michel
  • LE YI JING
    par lui-même par Pierre Faure ed Alphée (2006)
  • ELOGE DE LA FADEUR
    de François Jullien en livre de Poche (essais)
  • LECONS SUR TCHOUANG TSEU
    de Jean François Billeter éd Allia
  • ETUDES SUR TCHOUANG TSEU
    de Jean François Billeter éd Allia
  • CONTRE FRANCOIS JULIEN
    de Jean François Billeter éd Allia (2006)
  • HISTOIRE DE LA PENSEE CHINOISE
    par Anne Cheng ed du Seuil 1997
  • SELF DEFENSE Comportements face à l’agression
    de Jean-Noel Ortega ed Albin Michel 1991
  • LES CONTES DES ARTS MARTIAUX
    coll Spiritualités vivantes éd Albin Michel